HAÏKU DU CŒUR N°24

 

HAÏKU DU CŒUR N°24

 

Saké, lune, amour

 

 

Sous les arbres l’été

Près du kotatsu* les nuits de givre

Me séparer ne peux

Du corps de mon amant

 

« Le saké, la lune et l’amour, cette trilogie de l’ivresse plonge au plus profond de l’émotion amoureuse japonaise », et ils sont chantés dans les « dodoitsu »** traduits par Alain Kervern :

« Le genre du dodoitsu est né à Edo***, dans les années 1830. Composé dans l’esprit des ballades populaires, il est un témoin satirique et plein de verve des scènes de la vie du temps, sur un rythme de 26 syllabes »****.

Même sans saké, ces ballades d’auteurs anonymes m’ont enivré à travers le recueil d’Alain Kervern, un des maîtres français de la culture japonaise. Ce ne sont pas à proprement parler des haïku, mais je voudrais vous les partager, car j’ai horreur de … boire seul !

Yec’hed mad ! Kampaï !

Dông Phong

 

 

* Petite table sous laquelle les Japonais déposent un réchaud.

** 都 々 逸 : si je ne me trompe pas, ces trois sinogrammes signifient littéralement « divertissement nocturne à la capitale » (đô tịch dật, en vietnamien).

*** Ancien nom de Tokyo.

**** Alain Kervern, Le saké, la lune et l’amour, Éd. La Part Commune, 2005, 121 p.

 

 

PS : je vous dis au-revoir car je vais partir en mission dans ma terre lointaine jusqu’au début de février. DP

 

 

 

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