HAIKU DU COEUR N° 150

PASSER L’HIVER

une paire de sandales

dépareillée

pour passer tout l’hiver

Hosaï

1885 – 1926

A l’évidence, l’homme est pauvre… Il vit même dans l’extrême dénuement qui fait suite à tous ses déboires sur le plan professionnel. Le saké et l’humeur instable auront eu raison de ses dispositions de départ à exercer un métier dans le secteur des … assurances.

Placide, tout en étant écorché-vif, Hosaï se libère des contraintes originelles du haïku pour nous instruire sur sa condition du moment.

Ce haïku suggère toute la misère du monde en ces temps où les uns et les autres n’aspirent qu’à la concorde vers le bien-être au cours des fêtes à venir.

Si le mode d’expression change au cours des époques, la misère quant à elle, n’est pas à la veille de disparaitre et le nombre de personnes  » aux sandales dépareillées  » ne fait que croitre, y compris dans nos pays dits  » riches « .

Ce tercet de Hosaï demeure tristement d’actualité…

Jean Le Goff

20 décembre 2014

Bibliographie :

– Hosaï, sous le ciel immense sans chapeau.

Poèmes choisis et traduits par Cheng Wing fun et Hervé Collet.

Editions Moundarren. Millemont 2007. 124 pages.

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