HAIKU DU COEUR N° 184

HAIKU DU COEUR N° 184

PEINTRE DE L’AUTOMNE

me revient

mon pays natal quand partent

dans la nuit les oies sauvages

Ryôkan (1758-1831)

J’ai un faible pour ce haïku cette semaine et n’hésite pas à vous le faire partager tant il cadre bien avec les jours actuels. D’ailleurs Ryôkan est au sommet de son art lorsqu’il évoque l’automne.

L’inspiration du Maître pour cette saison est-elle ensemencée par le sentiment de nostalgie qui s’insinue dans son oeuvre ? Nul ne sait… Toujours est-il que l’effet produit ici nous comble d’aise et rassemble en peu de mots des impressions que chacun d’entre nous est en mesure de percevoir lorsque l’automne frappe à la porte comme c’est le cas actuellement.

Ryôkan, peintre de l’automne : ses mots, comme des petites touches, dressent le tableau où le rêve n’est pas exempt comme en témoigne le souvenir du pays natal. En ce tercet, Ryôkan résume ici le climat intérieur synonyme de regrets peut-être ou tout du moins de mélancolie : les oies sauvages viennent apporter une coloration à l’état d’esprit de ce moment, moyen subtil de faire partager son vague à l’âme.

Jean Le Goff

17 octobre 2015

Bibliographie :

  • Ryôkan, pays natal ; portrait et haïkus ; poèmes choisis et traduits par Cheng Wing fun et Hervé Collet ; éditions Moundarren, 2009, 110 pages.
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