HAIKU DU COEUR N° 214

HAIKU DU COEUR N° 214

CONTEMPLER LES FLEURS

          La couleur des fleurs

Enveloppées de brouillard

         Nous est cachée

Vole au moins leur parfum

Vent printanier de la montagne

Yoshimine no Munesada

816 – 890

Que la couleur des fleurs lui échappe et c’est à leur senteur que cet auteur nous convie. Dans ce tanka, il s’adresse au vent comme à une personne, l’enjoignant de donner de sa puissance pour transporter jusqu’à nos narines les précieuses fragrances.

Ce qui est particulièrement remarquable dans ce poème, c’est la personnification de l’élément  » vent  » et l’intention qui est attendue de lui pour satisfaire à nos désirs.

Divine extase des jours de printemps : nous assistons à l’exaltation d’un renouveau tant attendu. L’expression  » printemps des poètes  » prend ici une nouvelle saveur.

Jean Le Goff

14 mai 2016

Bibliographie :

  • Anthologie de la poésie japonaise classique ; édition de G. Renondeau ; nrf / Poésie / Gallimard ; Paris 1978 ; 258 pages.
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