HAIKU DU COEUR N° 255

HAIKU DU COEUR N° 255

MEMOIRES

J’ai oublié ma date de naissance

dans le vent

mes chaussettes sèchent

Kyoto Terada

En informatique on parlera de mémoire vive par opposition à la mémoire morte. Chez nous humains, on évoque la mémoire immédiate et la mémoire ancienne. Généralement c’est l’ancienne qui perdure le plus longtemps. La mémoire immédiate, l’âge aidant, a tendance à jouer les filles de l’air. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais perdre la mémoire peut prêter à rire ou sourire jusqu’à un certain point. Lorsque la maitrise n’y est plus le rire se transforme en cauchemar.

Parfois, au cours de la vie, lorsque le travail vous accable, que les occupations s’enchainent, on se prend à rêver de passer son temps à regarder sécher ses chaussettes. Quand l’heure a sonné de se reposer on n’y pense même plus et on s’étonne même d’avoir un emploi du temps qui ne désemplit pas. Le temps de regarder sécher ses chaussettes est encore reporté.

C’est alors qu’on oublie sa date de naissance et que le temps espéré apparait, pour le meilleur et pour le pire.

Jean Le Goff

4 mars 2017

Bibliographie :

  • Haïjins japonaises. Anthologie. Du rouge aux lèvres. Traduit du japonais et présenté par Dominique Chipot et Makoto Kemmoku. Points. Paris 2010. 270 pages.
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5 réflexions au sujet de « HAIKU DU COEUR N° 255 »

    • merci !
      Le haïku est un formidable condensé propice à la réflexion et au dialogue, bien cordialement,

      Jean Le Goff

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