HAIKU DU COEUR N° 263

HAIKU DU COEUR N° 263

Au galop de mon cheval

Au galop de mon cheval

Sans fin le vent printanier m’emporte

Eternel printemps

Natsume Sôseki

1867 – 1916

Ce haïku de Natsume Sôseki est construit comme une allégorie et s’il apparait d’actualité, il n’en demeure pas moins comme étant une incitation à l’optimisme. Un optimisme de bon aloi si l’on considère ce galop revigorant autant que ce trait de plume qui a le don de nous ragaillardir.

Certes, il sera dit que le haïku ne vise à dire que ce qu’il ambitionne de décrire mais il arrive parfois, comme ici par exemple, que le haïku en question ouvre l’esprit sur un chemin buissonnier, une sente de traverse sur laquelle les mots flirtent avec les idées et les idées avec les rêves.

La poésie est un supplément d’âme, elle ne se décrète pas, ne vise pas à faire joli, elle vient du plus profond. Le haïku est poésie et sa brièveté parfois nous renverse. Allons le plus loin possible vers ces printemps de poésie qui à défaut d’être éternels nous offrent des instants de pur bonheur, c’est ainsi que comme l’écrivait Paul Verlaine :  » Nous sourirons à tous et n’aurons peur de rien « .

Jean Le Goff

29 avril 2017

Bibliographie :

  • Haïkus de Sôseki ; éditions Philippe Picquier poche ; Paris 2009 ; 140 pages.

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2 réflexions au sujet de « HAIKU DU COEUR N° 263 »

  1. Cochise, le chiricahua, devait ressentir la même chose. Vent de printemps, vent de liberté..
    amitié
    jean paul

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